C’est le jour du départ pour Sapporo ! Normalement, j’ai pris un billet d’avion qui partait à 14h30 pour me faire arriver à 16h30 avec le train depuis l’aéroport de Chitose.
Cependant, outre le traumatisme du bagage délayé, ces derniers jours en faisant mes courses au konbini, j’avais repéré des petits ensembles à acheter de masque de oni et de haricots. Et c’est à ce moment que je me suis rappelé Setsubun. C’est un festival religieux célébrant l’arrivée du printemps selon le calendrier lunaire. Il est du coup fêté le 2, le 3 ou le 4 février. Pendant ce festival, les gens jettent des haricots aux onis pour les faire fuir et inviter la bonne fortune chez soi. Et outre la célébration plus intimiste à la maison, il y a de grandes cérémonies tenues dans les temples.

Et cette année, il tombe le 3. Après quelques recherches, le festival de Setsubun de Sapporo est un des meilleurs d’Hokkaido. Le problème, c’est qu’il a lieu de 15h à 16h. Me voilà donc de bon matin à reprogrammer mes plans à l’arrache littéralement. Heureusement, il y a un bus entre Kushiro et Sapporo qui part à 9h30 de la gare d’Otanoshike pour me permettre d’arriver au temple Hokkaido Jingu à 14h40. Ça évidemment, c’est la théorie…
Le retour du voyage mouvementé
J’arrive donc à Otanoshike sur les coups de 8h30 pour éventuellement pouvoir faire un peu de shopping souvenir… Avant de réaliser qu’Otanoshike est juste une gare de campagne. Pendant cette heure de poireautage, je décide d’aller contrôler l’arrêt de bus pour ne pas avoir de mauvaises surprises et… Eh bien justement voilà la première mauvaise surprise, je ne trouve aucun panneau annonçant la ligne. Je me retrouve donc à chercher sur Google pour vérifier si le bus existe réellement. Il existe en effet. Mais il faut une réservation et évidemment il est trop tard à ce stade pour s’inscrire. Je décide malgré tout de tenter ma chance. Au pire, je n’aurais plus qu’à prendre un bus pour l’aéroport et tant pis.
Et c’est là que j’aimerais bien pointer la gentillesse des Japonais puisque, évidemment quand le bus est arrivé, le personnel a vite réalisé qu’ils étaient face à un touriste pas trop malin qui ne savait pas qu’il devait acheter un ticket. Ils ont donc appelé leur central et ont fini par me laisser monter malgré tout, me permettant d’acheter mon ticket quand on arriverait à la première gare à Sapporo. De façon générale au Japon, toutes les situations problématiques que j’ai eues se résolvent de cette façon. Les mecs se plient en quatre pour essayer d’arriver à la situation la plus arrangeante pour tout le monde et ça c’est juste merveilleux je trouve.
Me voilà donc dans mon bus, comblé aux anges et passant les 4h de trajet en regardant mes séries pour tuer le temps tout en profitant du paysage des vastes étendues enneigées d’Hokkaido… Pour finalement découvrir… Un accident de la circulation en pleine montagne. Vous avez remarqué à quel point je déborde de chance ?

Malheureusement, je vois les minutes s’égrainer sur mon téléphone, m’annonçant une arrivée désormais pour 15h20. Du coup pour tuer le temps, je cherche si je ne trouve pas un programme pour le festival. Et ne trouvant rien sur l’internet anglais, je passe en japonais. Le couperet tombe sur la page Twitter du temple Hokkaido Jingu.
En fait, Setsubun est tout simplement annulé cette année à cause des mesures Covid! Et je me suis donc ruiné la santé avec ce voyage improvisé à l’arrache pour absolument rien! Mes sincères remerciements au site Live Hokkaido pour m’avoir fait rêver et souffrir pour rien (remarque ils ont des photos si vous voulez voir à quoi ça ressemble).
Légèrement dépité, j’arrive à Sapporo où j’achète mon ticket avec l’assistance du conducteur de bus qui m’amène à la caissière en lui expliquant ma situation. Mais bon tant qu’à avoir souffert, autant que ça ne soit pas en vain !
Le Hokkaido Jingu
Je suis donc malgré tout allé au Hokkaido Jingu pour vous offrir ces quelques photos.







Le temple est situé dans le parc Maruyama où j’ai pu voir ces adorables bonhommes de neige miniatures, créés sur une rambarde de pont, ainsi que des silhouettes de neige crées directement sur des troncs d’arbre.





